Posté le 11.04.2008 par googlesnapap
la situation syndicale en Algérie
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La fin des années 1980 a été marquée en Algérie par une crise multiforme du régime policier en place qui a abouti aux révoltes populaires d’octobre 1988 ayant permis l’émergence sur la scène politique de la transition politique, sociale et économique entre 1989 et 1991. Une nouvelle Constitution a été approuvée par référendum le 23 février 1989. Elle a aboli le système du parti unique et ouvert la voie à la liberté d’association dans tous les domaines de la vie économique et sociale. L’article 39 garantit la liberté d’association et l’article 54 le droit de grève.
C’est dans ce contexte qu’a été promulguée la loi 90-14 du 2 juin 1990 instaurant, pour la première fois, le pluralisme syndical. Or, l’accord entre l’appareil de l’UGTA et les tenants du régime repose depuis l’indépendance sur le monopole de représentation, l’octroi de privilèges individuels aux cadres et des subventions généreuses et non contrôlées.
Peu de temps après la promulgation de ces lois, plusieurs syndicats ont été créés. Ne résiste aujourd’hui à la répression que la coordination Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNES) et le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF). Les autres ont été brutalement réprimés ou « retournés ». Très rapidement en effet, alors même qu’il ne peut plus supprimer formellement l’acquis du pluralisme syndical, le pouvoir va en pratique le nier et le considérer de fait comme subversif. Trois acteurs monopolisent d’autorité le « dialogue sociale », l’État, le patronat et l’ UGTA.
De fait, La loi 90-14 remet ainsi en cause le monopole et fait sauter le lien d’asservissement du syndicat au pouvoir. Elle sera vigoureusement dénoncée et combattue par ce syndicat et par l’ensemble des appareils répressifs d’Etat, en se faisant les chantres de la défense des acquis entre 1989 et 1991, puis en s’impliquant publiquement ensemble dans le rétablissement de l’état d’exception et en justifiant la terreur qui s’ensuit, enfin en couvrant systématiquement l’ajustement structurel mis en place avec le FMI. L’UGTA, partenaire social exclusif du pouvoir, n’a jamais défendu le dossier d’une seule entreprise en difficulté.
Dans un contexte de déréglementation économique accrue et de délitement de l’Etat, la situation sociale en Algérie continue de se dégrader. Le chômage, les conditions d’urbanisation effroyables, d’hygiène et de santé sont la conséquence de l’affairisme sans loi et de la disparition de toute régulation, alors que les ressources issues du pétrole sont immobilisées dans des placements internationaux à faible rendement. Les libertés syndicales, pourtant garanties par les instruments internationaux, ratifiés par l’Algérie, notamment le Pacte international sur les droits civils et politiques, le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sont systématiquement violées. Les droits économiques et sociaux de la population sont bafoués. La multiplication des mouvements sociaux étouffés par le harcèlement judiciaire, l’interdiction de tenir des réunions, les entraves à la création de nouveaux syndicats, les menaces et violences policières à l’encontre de syndicalistes. Les violations du droit syndical sont devenues si nombreuses et si fréquentes que la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme a décrit la situation comme celle d’ « un pluralisme formel » et a dénoncé« les entraves permanentes à l’exercice du droit syndical ». Les diverses entraves aux libertés syndicales, vont de la mise en place de moyens institutionnels de ségrégation entre les syndicats, de prévention et d’étouffement des revendications collectives, à l’intervention directe et violente du pouvoir sur les sites de protestations, en passant par des stratégies d’instrumentalisation et de manipulation des acteurs du syndicalisme algérien.
Depuis la fin du processus démocratique en Algérie, les syndicats autonomes sont régulièrement victimes de violence policières. Les cas d’intimidations et de surveillance policière sont nombreux. Tous les syndicats, à l’exception de l’UGTA, manquent de moyens matériels et financiers. Dans un pays où l’essentiel du patrimoine immobilier est détenu par l’État, ce manque de moyens constitue une véritable stratégie du pouvoir pour les empêcher de mener normalement leurs activités syndicales. Pour ce faire, le pouvoir dispose de tout un arsenal doctrinal juridique et pratique, dont la notion de représentativité. Celle-ci est laissée à l’appréciation de l’employeur ou des autorités administratives qui dans la plupart des cas est défavorable aux syndicats autonomes. L’article 48 de la loi 90-14 prévoit pourtant que « l’employeur doit mettre à la disposition des organisations syndicales représentatives [.. .jles moyens nécessaires pour la tenue de leurs réunions » et que « lorsque l’organisation syndicale dispose de plus de 150 membres, un local approprié doit être mis à sa disposition par l’employeur ». L’article 49 de la loi 90-14 dispose en outre que « les représentatifs au plan national, peuvent bénéficier des subventions de l’État, dans le cadre de la législation en vigueur et selon les normes et modalités déterminées par voie réglementaire ». En mentionnant les syndicats les plus « représentatifs » cet article permet de fait au pouvoir de priver les syndicaux autonomes de subventions. De plus, la loi 90-14 du 2 juin 1990 encourage les pouvoirs publics d’attribuer ou non les moyens aux syndicats en prévoyant que parmi les ressources des organisations syndicales, il y a les « subventions éventuelles de l’État ». Selon de nombreux observateurs crédibles, l’UGTA bénéficierait d’un millier de locaux équipés et cédés gratuitement par l’État ainsi que d’un parc roulant, alors que les syndicats autonomes sont contraints à l’achat de leurs propres biens ou la location de leurs sièges sociaux. L’UGTA bénéficie en outre, d’une subvention colossale et secrète sur le budget de l’Etat alors que très peu de moyens a été attribué aux syndicats autonomes.
La précarité dans laquelle sont placés les syndicats algériens est bien illustré par les exemples du SATEF et du SNPS. Le SATEF, après 12 ans d’existence, ne dispose toujours pas de siège national à Alger et ses demandes de locaux dans les wilayas où il est implanté rencontre des refus. Le siège est actuellement localisé à Tizi Ouzou. Depuis 1990, il déclare avoir reçu trois subventions de la part de l’État pour un montant global n’excédant pas 700 000 dinars (7 000 euros). Alors qu’il compte près de 23 détachements et est implanté dans 28 wilayas, il ne dispose que de cinq bureaux locaux (dans 5 wilayas) Le SNPS, quant à lui, n’a reçu aucune subvention depuis son agrément en 1991. Il déclare fonctionner avec les cotisations des adhérents et la participation des laboratoires étrangers. Le local du siège national, situé à Alger a été mis à la disposition du syndicat par le Ministère de la santé à titre gracieux en 1992. Au niveau régional, peu de sections disposent d’un local permanent. Le syndicat ne disposerait que d’un seul ordinateur et d’une imprimante.
Depuis leur création (certains depuis plus de 10 ans), aucun syndicat autonome n’a participé à une quelconque commission ou conseil d’administration d’un organisme social d’envergure. Cet état de fait est bien résumé par le BIT instruisant la plainte du SNAPAP : « S’agissant des allégations selon lesquelles le SNAPAP s’est vu refuser la participation aux différents conseils d’administration des caisses de sécurité sociale sous prétexte que seul le syndicat le plus représentatif est autorisé à y siéger, le comité note les indications du gouvernement selon lesquelles, en vertu de la loi 9014 de 1990, seules les organisations représentatives à l’échelle nationales peuvent siéger au sein de ces conseils et le SNAPAP ne peut se prévaloir de cette représentativité nationale. A cet égard, le comité rappelle qu’il a toujours admis que certains avantages, notamment en matière de représentation, peuvent être accordés aux syndicats en raison de leur représentativité. Toutefois, la détermination du syndicat le plus représentatif devra toujours se faire d’après des critères objectifs et préétablis, de façon à éviter toute possibilité de partialité ou d’abus38. En réaction aux critiques formulées par le BIT et la FIDH, le pouvoir algérien a promis en 2002 des modifications aux textes régissant l’exercice du droit syndical. Mais rien ne bouge.
Soutien au syndicat algérien snapap et à ses militants !
SNAPAP de CHLEF vient d’apprendre que Monsieur SADOU Sadek responsable national du syndicat algérien SNAPAP (Syndicat National autonome des personnels de l’administration algérienne) est victime de répression syndicale de la part de la police et du pouvoir algérien : suspension de son travail, interdiction de se rendre dans les locaux syndicaux...
Les service de police viennent d’interdire un rassemblement de solidarité des travailleurs de la Wilaya de Bejaia et une plainte en référé vient d’être déposée par les autorités locales visant à interdire le rassemblement de protestation prévu ce dimanche !
Le pouvoir algérien poursuit sa campagne de muselage du monde syndical autonome algérien qui se bat au quotidien dans des conditions difficiles pour défendre les droits des salariés et du peuple algérien.
Le pouvoir algérien, en ne reconnaissant que le seul syndicat officiel, l’UGTA, dont les dirigeants lui sont totalement inféodés, s’assoit sur le pluralisme syndical pourtant inscrit dans la constitution qu’il a lui-même votée.
SNAPAP CHLEF apporte sa solidarité totale à nos camarades et exige que cesse toutes les atteintes aux libertés syndicales et en particulier que cessent les mesures répressives prises contre Monsieur SADOU Sadek.
SNAPAP CHLEF réaffirme son exigence que la liberté syndicale devienne effective en Algérie comme partout sur la planète.
DECLARATION UNITAIRE POUR LE 12 FEVRIER 2008
L’Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique algérienne (SNAPAP, CLA,
CNAPEST, SATEF, , SNTE, SNPEPM, CECA, coordination des sections CNES) a décidé l’organisation de grèves nationales du 10 au 12 février 2008, avec un rassemblement à Alger le 12 février 2008.
L’intersyndicale dénonce la dégradation des conditions de vie de l’ensemble de la population algérienne (salaires dérisoires, prix des denrées de première nécessité ainsi que des logements en inflation constante) alors que les caisses du pouvoir n’ont jamais été aussi pleines (l’Algérie n’a plus de dette extérieure et dispose d’une réserve déposée dans les banques étrangères de 180 milliards de dollars).
Elle revendique: des salaires compatibles avec un pouvoir d’achat décent, l’ouverture de véritables négociations dans la fonction publique, des pensions dignes pour les retraités, la titularisation des contractuels et vacataires et la création d’emplois, une indemnité pour les chômeurs demandeurs d’emplois.
De plus, les militants des syndicats autonomes subissent toujours une répression sous toutes les formes possibles, le pouvoir multiplie les tentatives de corruption de leurs membres et crée des syndicats «clones » afin de les discréditer dans l’opinion.
Afin de dénoncer le silence complice des autorités et des médias français sur ce que subissent les algériens, afin de montrer notre solidarité avec les camarades des syndicats autonomes et de dénoncer la répression dont ils sont victimes, afin de soutenir leurs légitimes revendications :
Auteur Mr HOUARI Kaddour
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Posté le 11.04.2008 par googlesnapap
Monde de travail dans algerie en théorie
Objectif 1 : Les Normes internationales du Travail
L’Algérie a ratifié 54 conventions dont 51 sont en vigueur parmi les quelles les 08 conventions fondamentales de l’OIT. A l’occasion de sa participation à la CIT en juin 2005, le Président de la République Algérienne, Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA a annoncé, la décision de l'Algérie de ratifier quatre nouvelles conventions de l'Organisation Internationale du Travail:
La convention n° 135, concernant les représentants des travailleurs,
La convention n° 155, sur la sécurité et la santé des travailleurs,
La convention n° 167, sur la sécurité et la santé dans la construction,
La convention n° 181, sur les agences d'emploi privées.
Les instruments officiels de ratification ont été déposés au BIT en juin 2006 lors de la 95 ème session de la Conférence internationale du Travail.
Une collaboration technique est en cours pour contribuer à la lutte contre le travail des enfants (question marginale). La première étape s’est achevée par la finalisation d’une étude visant à connaître la typologie du travail des enfants en Algérie. Un Comité consultatif a été mis en place pour le suivi de la situation du travail des enfants : économie informelle rurale et familiale.
Dans le cadre de la révision du Code du Travail, le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale a organisé une journée d'étude sur "La législation du Travail " en Algérie le 27 mai 2006. Le BIT a apporté son appui technique sur les législations du Travail et mutations économiques, mettant l'accent sur l'harmonisation d la législation du Travail avec les Normes Internationales du travail notamment les Conventions ratifiées par l'Algérie.
Lors de la célébration par l'Algérie de la Journée mondiale contre la Travail des enfants, le 12 juin 2006, M. Tayeb LOUH, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, a annoncé la préparation de nouvelles dispositions législatives pour renforcer la protection des Droits des enfants et développer les capacités des institutions chargées du contrôle des applications des lois (cf. revue de presse).
Objectif 2 : Promotion de l’emploi
Ce volet représente le thème prioritaire de coopération avec l’Algérie. Le BIT collabore avec les partenaires tripartites pour la promotion de l’emploi, notamment par :
L’analyse du système d’intermédiation sur le marché du travail en Algérie à travers la réalisation d’une étude qui traite de la problématique de l’emploi en Algérie, des politiques et institutions d’intermédiation sur le marché du travail et des limites des systèmes d’intermédiation. Elle formule des propositions pour une amélioration du système d’intermédiation sur le marché du travail, au niveau des institutions d’intermédiation et des programmes d’emploi. Cette étude a été présentée à l’occasion d’un atelier national technique tripartite tenu à Alger le 26 juin 2005 et servi de base à l’élaboration d’une étude comparative sur le Système d’intermédiation sur le Marché du travail dans les trois pays du Maghreb : Algérie, Maroc et Tunisie qui a fait l’objet d’une publication du BIT en 2005.
Un appui technique a été fourni au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité Nationale dans le domaine des Statistiques, de l’Emploi et la mesure du chômage en avril 2005.
L’Organisation d’un cours sur le système d’information sur le marché du travail (SIMT/LMIS) visant à contribuer à l’amélioration des décisions prises notamment par les secteurs de l’emploi, de la formation professionnelle avec la participation des partenaires sociaux (représentants des employeurs et des travailleurs). Ce cours a été l’occasion d’aborder les concepts de base, de favoriser une meilleure compréhension de la situation du travail en analysant les indicateurs-clé et de ce fait, d’avoir une meilleure appréciation sur la pertinence d’une information sur le marché du travail et sur son usage pour la formulation des politiques/ programmes.
A la requête du Secrétaire Général de l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), le BIT a appuyé, l’organisation par l’UGTA, d’un atelier de formation en statistiques du travail au profit des cadres syndicaux de l’UGTA intitulé : « Les statistiques du travail et un système d’information sur le marché du travail dans le contexte du travail décent : éléments, sources, concepts de base ».
L’appui technique à la mise en place de l’Observatoire national de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté, organe consultatif inspiré des recommandations du Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté (septembre 2004). Une mission d’expertise conjointe (PNUD-BIT) a formulé des propositions de coopération qui feront l’objet de suivi en 2006-2007.
L’appui aux initiatives de promotion de l’emploi par l’appui à la création de PME; notamment par l’organisation de sessions de formation de formateurs aux méthodes CREE-GERME du BIT. Initiée en 2004, cette approche a connu un grand succès et le BIT a été sollicité pour l’appui technique nécessaire à l’organisation d’une seconde session de formation de formateurs pour le compte du Ministère de la PME et de l’artisanat. Cette session, organisée en décembre 2005, a également été l’occasion de procéder à la certification du premier groupe de formateurs (16). Un programme est en cours d’élaboration pour l’année 2006. Il devra permettre l’accompagnement, à travers le dispositif des chambres de l’artisanat, de 4600 artisans.
La coopération est également exprimée à travers le récent projet de renforcement du dialogue social dans la formation professionnelle comme moyen de mise à disposition de personnel formé et adapté aux besoins des entreprises du secteur, conditions d’amélioration de la compétitivité des entreprises et par conséquent de la préservation de l’emploi. Ce projet a pour objectif la réalisation d’une étude portant sur « L’état des lieux de la formation pour le secteur du Bâtiment et Travaux Publics (BTP) » qui devra, entre autre, présenter une esquisse de plan national d’intervention pour le développement de la formation dans la branche du BTP.
Objectif 3 : Protection sociale
Sécurité sociale et actuariat
Le thème prioritaire de coopération a trait à l’amélioration de la Gouvernance financière des Caisses de sécurité sociale et le renforcement des capacités de la cellule nationale d’actuariat placée au sein du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale.
Santé et sécurité au Travail.
Le BIT appuie le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, dans le domaine de la Santé et Sécurité au Travail par :
L’élaboration du Profil Santé et Sécurité au Travail en Algérie qui comprend :
Un inventaire des organismes nationaux responsables de l’application de la législation en matière se SST ;
Le cadre législatif et réglementaire en matière de sécurité et santé au travail ;
Les mécanismes de révision de la Politique Nationale de Sécurité et Santé au Travail ;
§ Des statistiques nationales des accidents du travail et des maladies professionnelles pour les dernières années ;
Les Politiques et Programmes de prévention des organisations d’employeurs et de travailleurs.
Le renforcement des capacités de l’Institut National de Prévention et des Risques Professionnelles (INPRP) : voyages d’études, séminaires régionaux et documentation;
L’appui à la commémoration nationale de la Journée Mondiale de Sécurité et Santé au Travail le 28 avril 2005. A cette occasion, le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale a procédé à l’impression d’un timbre postal sur cette thématique
Pour l'année 2006, l'Institut National de la Prévention des Risques Professionnels à commémoré pour la deuxième fois la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, sous le haut patronage de Monsieur le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale. Cette journée avait pour thème : " Travail en Sécurité", elle s'est tenue à Annaba (Algérie) (cf. revue de presse).
VIH/SIDA dans le monde du travail
Concernant la lutte contre le VIH-SIDA,un séminaire tripartite pour les pays de l'Afrique du Nord et du Moyens Orient, s'est tenu à Alger du 30 septembre au 02 octobre 2003, et a adopté Une Plate forme d'Action sur le VIH/Sida dans le monde du Travail.
Un appui a été fourni au Comité tripartite consultatif de lutte contre le VIH-SIDA installé auprès du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale notamment à travers l’organisation, le 25 avril 2005, d’une journée d’information et de sensibilisation en faveur des représentants syndicaux de la commune d’Hussein Dey (Alger) autour du VIH/SIDA dans le monde du travail. Ce comité avait, auparavant, bénéficié d’une formation, organisée avec le soutien de BIT-SIDA en décembre 2004, sur le Code et le Manuel du BIT concernant la lutte contre le VIH-SIDA dans le monde du travail.
Migration
Il est important de souligner le lancement à Alger des activités du projet pilote « Migration de main d’oeuvre pour l’intégration et le développement dans l’Euromed » visant l’adoption de cadres globaux d’une nouvelle politique, de stratégies, de systèmes et de mécanismes pour organiser la migration de main d’œuvre comme un instrument de développement. Dans le cadre de ce projet des études nationales et sous-régionales ont été réalisées sur les législations nationales en termes de migration, sur les statistiques des migrants et sur le lien entre migration et développement. Egalement, deux séminaires sous-régionaux ont été réalisés à Alger (avril 2005) et Tunis (septembre 2005) et un troisième s'est tenu à Rabat (avril 2006).
Objectif 4 : Renforcement du dialogue social
L’axe prioritaire de coopération avec le BIT vise le renforcement des capacités des partenaires sociaux.
En juin 2005, un atelier de formation tripartite a été organisé conjointement avec le Centre International de formation de Turin sur la formulation et la gestion de projets de développement.
D’autres ateliers ou séminaires de renforcement des capacités ont été organisés, notamment, un atelier sur le tripartisme et les libertés syndicales (C.144) avec l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) en juillet 2004.
Enfin, une étude a été réalisée en collaboration avec le Département des Activités pour les Employeurs ACT/EMP à Genève pour le compte de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes (CGEA) sur la nouvelle réglementation de passation des marchés publics en Algérie. Elle avait pour objectif le renforcement de la compétitivité des PME/PMI locales à travers l’obtention de marchés.
Activités avec le Centre International de Formation de Turin
Dans le cadre des activités de formation organisées par le Centre International de Formation de l’OIT à Turin, 35 participants tripartites d’Algérie ont bénéficié des sessions de formation en 2004 et 105 en 2005.
Un atelier de formation à ''la formulation et la gestion de projet des développement'' a été organisé avec le Centre international de Formation de l'OIT à Turin, à Alger (23-27 juin 2005). Les participants à cette formation étaient issus des Ministères et des Organisations des Travailleurs et des Employeurs. La formation a permis aux participants de renforcer leurs compétences dans la conception des différentes étapes d'un projet de développement.
Un atelier de formation sur ''le renforcement d'un environnement propice aux petites et moyennes entreprises'' a été organisé à Alger (22- 26 avril 2006) en collaboration avec le Ministère de la PME et de l'Artisanat. Les bénéficiaires de l'atelier étaient issus des Directions de la PME de wilayas, de la CNAC, de l'ANSEJ, de l'ISGP, ANGEM, FGAR. L'atelier avait pour objectifs de développer les compétences des participants pour analyser l'environnement propice au développement des PME, à planifier des services pour le développement des entreprises comprenant des incubateurs et les services financiers , de façon à renforcer la compétitivité des PME et leur capacité à offrir des opportunités d'emploi.
alors en pratique j' attent mes amis des temoignages concrettes
Auteur Mr HOUARI Kaddour
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Posté le 12.04.2008 par googlesnapap
Syndicalisme oui (U.S.T.A et S.N.A.P.AP... non U.G.T.A )
12.MARS 1956 12 MARS 1990
Le syndicalisme (de syndic, venant lui-même du grec sundikos, qui assiste quelqu'un en justice) est le mouvement qui vise à unifier les travailleurs dans des organisations, les syndicats, pour défendre leurs intérêts communs (hausse des salaires, meilleures conditions de travail, baisse du temps de travail, lutte contre le licenciement…).
Le syndicalisme désigne également l'action militante qui cherche à poursuivre les buts d'un syndicat.
Dans son sens le plus courant et le plus accepté, le terme syndicalisme s'applique aux syndicats de salariés et dans une moindre mesure aux syndicats étudiants et lycéens. Le terme "syndicat professionnel" désigne également, dans certains pays, les organisations patronales.
Les années 1880 ont marqué la naissance de syndicalisme en Europe. En France, c'est une loi de 1884 qui a autorisé la création de syndicats.
histoire du syndicalisme algerien
justice et vérité
Vérité et justice pour Abdallah Filali, Ahmed Bekhat, Hocine Maroc
et les militants de la Fédération de France de
l'Union syndicale des travailleurs algériens (USTA)
A P P E L
A un moment où les autorités françaises se sont prononcées pour l'écriture d'une histoire sans tabou de la guerre d'Algérie, reconnu le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961 et les torts de la France envers les soldats musulmans de l'armée française (les harkis), le moment est venu de parler du combat mené par l'USTA, une organisation syndicale unitaire, indépendante et démocratique, solidaire de la classe ouvrière française et internationale.
Depuis la création de l'Etoile Nord-Africaine en 1926, les travailleurs algériens ont largement investi la CGTU puis la CGT. Ils ont participé à toutes les grèves, manifestations et combats de la classe ouvrière française. Ils ont lutté pour les salaires, les droits sociaux et de meilleures conditions de vie et de travail des immigrés. Ils ont participé à tous les combats des partis ouvriers pour la défense des libertés démocratiques, contre le racisme, l'antisémitisme, le fascisme, le franquisme et l'impérialisme. En 1936, l'Etoile adhère au Front populaire mais refuse le projet réformiste Blum-Viollette et reste fidèle à son programme indépendantiste. L'Etoile interdite, le Parti du Peuple Algérien (PPA) qui lui succède en mars 1937 mène le même combat pour l'émancipation du peuple algérien en alliance avec la classe ouvrière française.
Pendant la guerre, le Messali Hadj et la direction du PPA refusent toute collaboration avec Vichy et ils défendent avec Ferhat Abbas, dans le cadre des Amis du Manifeste et de la liberté(AML), le droit pour les Algériens d'élire une assemblée Constituante. Après la répression sanglante de mai 1945 (Sétif et Guelma), le MTLD qui succède au PPA reste fidèle à son programme et à l'alliance avec la classe ouvrière française. Les travailleurs algériens adhèrent massivement à la CGT qu'ils ne quittent qu'en février 1956 pour construire un syndicat algérien indépendant, l'USTA. Après le vote des pouvoirs spéciaux le 12 mars 1956, la répression s'abat sur les principaux cadres de l'USTA. Mais après la libération d'Abdallah Filali, l'un des principaux dirigeants du nationalisme algérien, l'USTA se recompose. Elle publie La Voix du Travailleur Algérien et organise pour le 1er mai 1957 des meetings et des rassemblements qui regroupent des milliers de travailleurs dans toutes les villes et régions où l'immigration algérienne est implantée.
En juin 1957, l'USTA tient son premier Congrès à Paris. Pendant trois jours, 325 délégués représentant plus de 25 000 adhérents ont discuté du rapport d'activité et d'orientation du secrétaire général Ahmed Bekhat. Ils ont discuté et adopté une série de résolutions qui établissent que l'USTA était bien un syndicat ouvert à tous les travailleurs (européens et musulmans), démocratique et indépendant de tout Etat et de tout parti. L'USTA se réclamait de l'internationalisme prolétarien et proposait de mener avec la classe ouvrière de France un combat commun contre la guerre et l'impérialisme. L'USTA se prononçait pour une solution démocratique au problème algérien (la Table ronde) et pour de profondes réformes de structures de l'Algérie indépendante afin de satisfaire les revendications démocratiques et sociales des populations laborieuses. Elle se prononçait aussi pour l'unité des syndicats d'Afrique (UGTAN) au sein de la CISL.
Soumise à une répression permanente, l'USTA dut aussi affronter les commandos du FLN qui procédèrent à l'automne 1957 à l'extermination de sa direction. Ce massacre suscita stupeur et indignation chez tous ceux qui désapprouvaient l'emploi de la violence pour régler les divergences d'opinion entre organisations se réclamant de la lutte anti-impérialiste et de la démocratie.
La Fédération de l'Education nationale, des intellectuels anticolonialistes (Daniel Guerin, Jean Cassou, André Breton, Albert Camus, Edgar Morin, Clara Malraux, Maurice Nadaud, Jean Rous), la gauche socialiste et révolutionnaire, La Révolution prolétarienne, la Ligue des Droits de l'Homme, Yves Dechezelles, Yves Jouffa et une centaine de syndicalistes de la CGT, CGT-FO et CFTC organisèrent, au lendemain des obsèques de Abdallah Filali et Ahmed Bekhat un "Comité pour la défense des syndicalistes algériens". Ce Comité dénoncera la répression des forces de l'ordre contre l'USTA et l'action des commandos du FLN contre les militants ouvriers algériens.
Pour faire connaître cette histoire glorieuse et tragique du syndicalisme algérien en France et rendre justice aux victimes de l'USTA, les soussignés soutiennent le combat de l'Association "Vérité et justice pour l'USTA".
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Posté le 12.04.2008 par googlesnapap
GRÈVE À LA FONCTION PUBLIQUE 13, 14 ET 15 AVRIL 2008
en Algerie
L'Intersyndicale autonome de la function publique (IAFP), composée par sept
syndicats des secteurs de l'éducation, de l'enseignement supérieur, de la santé et
de l'administration publique ont décidé d'appeler les fonctionnaires à observer un
grève de 3 jours pour protester contre la politique des salaires et l'érosion du
pouvoir d'achat. La grève est prévue pour les 13, 14 et 15 avrir, ponctuée d'un
sit-in devant le palais du gouvernement le dernier jour de cette grève, 15 février.
Les revendications de l'intersyndicale sont principalement:
- Le réajustement des salaires de façon à pouvoir faire face à l'inflation, c'est à
dire, un salaire égal au pouvoir d'achat, qui freine la perte de 30% du pouvoier
d´achat dans les dernières années et la mise en place d´un organisme publique
independant d'évaluation du pouvoir d'achat, composé de représentants de l´état,
des syndicats, ainsi que de la société civile.
- la révision des statuts particuliers avec l'ouverture de sérieuses négociations
sur l'actuel projet qui est rejeté parce qu'il ne répond à aucune de revendications
défendues par les enseignants et les fonctionaires. L'Etat veut tout imposer, sans
les syndicats autonomes, le statut particulier qui contient des dispositions
pénales qui répriment la dynamique syndicale,
- l'intégration des contractuels et des vacataires
- l'amélioration du pouvoir d'achat pour les retraités.
- une indemnité pour les chômeurs, qui ménent les revendications au delà du cadre
des fonctionaires,
proposé par le Snapap
Cette movilisation c'est une. protestation contre la nouvelle grille des salaires,
signée par l'UGTA, syndicat du gouvernement, entrée en vigueur depuis janvier 2008,
et contre le statut général de la Fonction publique, élaboré sans consultation des
partenaires sociaux et ne répondant nullement aux attentes des fonctionnaires.
Les syndicats dénoncent la marginalisation des syndicats autonomes des débats
concernant l'avenir des travailleurs et l'absence de dialogue avec leurs
représentants véritables, en rejettant le pacte économique et social signé par
l'UGTA avec le gouvernement.
L'acord de l'Intersyndicale c'est aussi un coup dur contre les manoeuvres du
gouvernement de créer des organisations parallèles pour casser les véritables
syndicats autonomes et aspirer le mécontentement social» après que l'UGTA eut signé
le pacte.
La lutte par la reconnaissance des libertés syndicales c'est tout à fait nécessaire
Les syndicats qui composent l'Intersyndicale autonome de la fonction publique
(IAFP) sont:
SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique).
CLA (Conseil des lycées d'Algérie)
CNAPEST (Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et
technique).
SATEF (Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation)
SNTE (Syndicat national des travailleurs de l'éducation),
SNPEPM (Syndicat national des professeurs d'enseignement paramédical)
CECA (Coordination des enseignants contractuels algériens).
Alger le 07/04/2008
COMMUNIQUE
APPEL À LA PARTICIPATION A LA GREVE NATIONALE
LE SYNDICAT NATIONAL AUTONOME DES PERSONNELS DE L'ADMINISTRATION PUBLIQUE, APPELLE
TOUS LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DE TOUS LES SECTEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE, À
PARTICIPER MASSIVEMENT À LA GREVE NATIONALE DE TROIS (03) JOUR DU 13/14/et 15
AVRIL 2008. GREVE, QUI FINIRA PAR UN SIT-IN DEVANT LE PALAIS DU GOUVERNEMENT A
10H LE 12 FEVRIER 2008. POUR LA SATISFACTION DES REVENDICATIONS DES TRAVAILLEURS ET
TRAVAILLEUSES DE TOUS LES SECTEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE:
Auteur Mr HOUARI Kaddour
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Posté le 13.04.2008 par googlesnapap
En demande un solidarite international syndical pour le SNAPAP
Quel beau rêve qu'une mondialisation de la syndicalisation !
Mais seules les utopies valent la peine qu'on y travaille. i Si nous acceptons l'hypothèse voulant que la mondialisation défavorise les économies fortes (Europe occidentale et Amérique du Nord..ainsi afrique du nord ) aptes à offrir de bonnes conditions de travail à cause de la pression négative exercée par les économies en développement, il n'y a pas de doute que l'action syndicale au chapitre des relations internationales intersyndicales se veut une réponse des centrales syndicales algerinne aux questions que se posent les travailleurs et les travailleuses d'ici quant au maintien de leur emploi et de leurs conditions de travail de qualité.
il y a de l espoir ....!!!Merveilleux de voir la lumiere au bout du tunnel
les relations internationales intersyndicales sont maintenant une partie essentielle de l'action syndicale. «Les patrons n'hésitent pas à évoquer la mondialisation pour justifier certaines de leurs décisions. Les syndicats doivent en tenir compte et les relations internationales intersyndicales sont une réponse à cette nouvelle situation.»
alors mes camarades ...........j' aime bien une reponse positive pour donner une leçon aux patrons et responsables a echelle mondial et surtout en algerie
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Posté le 13.04.2008 par googlesnapap
Le Devoir du SNAPAP va bien ENVERS LES TRAVAILLEURS ALGERIEN
réussite du Devoir ne s'est jamais mesurée uniquement à la une de ses résultats financiers et d'adherents . Il n'empêche qu'il est rassurant pour ses administrateurs de constater que l'exercice 2007 se termine une fois encore positivement. C'est la sixieme année consécutive qu'il en est ainsi malgré la pression du pouvoir algérien et les tentatives de casser le syndicat du SNAPAP. Nous pouvons dire que Le Devoir va bien. Même s'il s'agit de bénéfices malgré tout modestes, ils nous permettent d'envisager l'avenir avec confiance meme parfois en na besoin un moral de nos camarades syndicaux internationaux .
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Posté le 14.04.2008 par googlesnapap
Grève nationale les 13, 14 et 15 avril
L’intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) appelle à une grève nationale de trois jours, du 13 au 15 avril, et à un rassemblement des syndicalistes devant le Palais du gouvernement au dernier jour de grève.
Cette décision de reprendre le débrayage, annoncée dans une conférence de presse tenue hier au siège national du Snapap, vient, soulignent les représentants de ce « regroupement syndical », en réponse à la sourde oreille du gouvernement qui refuse toujours de donner une suite favorable à la plateforme de revendications déposée le 2 février dernier auprès des services du chef du gouvernement. Dans ce « document revendicatif », l’IAFP demande, d’abord et avant tout, une augmentation des salaires des fonctionnaires par l’abrogation de l’article 87 bis et la revalorisation de la valeur du point indiciaire et son indexation sur un pouvoir d’achat réel. Elle réclame également la participation effective des syndicats autonomes à l’élaboration des statuts particuliers et des régimes indemnitaires des différents secteurs, l’intégration des enseignants contractuels et la titularisation des vacataires par la création de nouveaux postes budgétaires. Comme elle exige l’instauration d’une pension de retraite digne, en harmonie avec le pouvoir d’achat. L’option de recourir une nouvelle fois à trois journées de grève et à un sit-in a été retenue lors de la réunion de (l’intersyndicale) jeudi dernier et approuvée par cinq sur les huit syndicats autonomes formant l’IAFP, à savoir le Cnapest, le SNPEPM, le Satef, la Ceca et le Snapap (version Malaoui). Les trois autres syndicats, le CLA, le Cnes-coordination et le SNTE en l’occurrence, ont bien exprimé auparavant leur adhésion à l’action de protestation envisagée par l’autre « pôle syndical », à savoir la Coordination nationale des syndicats autonomes (CNSAFP) qui regroupe en son sein une douzaine d’organisations syndicales. La coordination a confirmé, elle aussi, dans une conférence de presse animée hier à Alger, son appel à une grève nationale de deux jours, les 13 et 14 avril. « Certains syndicalistes de la coordination nous ont effectivement suggéré d’aller, nous aussi, vers une grève de deux jours (les 13 et 14 avril). Cette proposition a été étudiée au sein de
l’intersyndicale. L’absence de consensus sur la date et la durée de la grève nous a poussés à retourner vers notre base syndicale pour la consulter. Ce n’était pas facile parce que notre base a voulu qu’on aille vers une grève d’une semaine. Après de longues discussions, nous avons pu nous entendre sur trois jours de grève. Animés d’une volonté de rassembler les travailleurs de la Fonction publique sur le terrain pour exercer plus de pression sur le gouvernement, nous avons fait coïncider notre action de protestation avec celle de la coordination », souligne Sadek Sadou, secrétaire national chargé des libertés syndicales au sein du Snapap, devant les représentants du Cnapest, du SNPEPM, du Satef et de la Ceca. Cela dit, l’intersyndicale a tenu à marquer sa différence en décidant de faire durer une journée de plus leur mouvement de grève et d’observer un sit-in. « Nous avons pris le temps qu’il fallait pour arriver à un consensus viable », a ajouté M. Sadou. Mohamed Salem Sadali, secrétaire général du Satef, explique, de son côté, que ce nouveau mouvement de protestation est dicté par l’entêtement des pouvoirs publics à toujours ignorer les revendications des fonctionnaires et à refuser d’ouvrir leurs portes pour un dialogue « sérieux et responsable » avec les syndicats autonomes. « Pour nous, c’est le moment de faire pression, car de grands projets se préparent. » Il considère les augmentations de salaires annoncées par le gouvernement comme un « rattrapage salarial » pour une raison : les fonctionnaires ont perdu au cours des derniers mois 30% de leur pouvoir d’achat. M. Sadali précise, au passage, que le plus important pour l’intersyndicale n’est pas le timing des augmentations salariales (puisqu’elles seront appliquées avec effet rétroactif à partir de janvier 2008), mais plutôt le contenu ou le volume de ces augmentations, dénonçant ainsi « les tentatives » du gouvernement de « désorienter » le débat. Nouar Larbi, coordinateur national du Cnapest, soutient que cette nouvelle action de protestation vient comme appui à la dynamique entamée dès janvier 2008, marquée par une grève de trois jours les 10, 11 et 12 février dernier et exprime la franche détermination des syndicats autonomes à aller jusqu’au bout de leurs revendications. L’intersyndicale menace ainsi de multiplier ses actions de protestation si le gouvernement s’entête à fermer les portes du dialogue avec les syndicats autonomes. Par ailleurs, les animateurs de la CNSAFP n’excluent pas l’éventualité de recourir au boycott des examens de fin d’année si les pouvoirs publics ne tendent pas l’oreille à leurs doléances. Tout en applaudissant l’aboutissement à l’« unification » de l’action syndicale sur le terrain avec la coordination, les représentants de l’intersyndicale tiennent à souligner qu’« il est contre-nature de s’asseoir autour de la même table que certains syndicats figurant au sein de la coordination ». M. Sadali a souhaité dans ce contexte qu’il y ait « une décantation au sein de la coordination pour qu’il y ait une jonction salutaire des forces syndicales autonomes ».
A chlef
L’ unité d’action prônée par la Coordination et l’Intersyndicale a donné ses résultats hier dans la wilaya de chlef, lors de la première journée du mouvement de grève décrété par ces deux tendances syndicales de la Fonction publique. Administrations, hôpitaux et établissements scolaires, sont quasiment paralysés à travers tout le territoire de la wilaya. L’écrasante majorité des APC ont suivi le mot d’ordre de grève, seul le service d’état civil assurait le service minimum, mais c’est une dizaine de jeunes filles, travaillant dans le cadre de l’emploi des jeunes, qui peinaient devant les guichets. On nous confiera que ces employées ne sont pas payées depuis six mois de cela, et que l’administration n’affiche aucune volonté de revaloriser leur statut. « Elles sont sans contrat, mais on les fait travailler comme des esclaves », se désole un syndicaliste. Sans surprise aucun, le secteur de l’éducation a été paralysé et plus de 80% de son personnel est en grève. La surprise est constatée plutôt au niveau des hôpitaux et du secteur des Impôts qui, habituellement ne font pas grève s’est distingué par un taux de suivi relativement important Toutes ces adhésions des travailleurs de la Fonction publique montre que le mouvement social prend de plus en plus d’ampleur à chlef comme ailleurs. La base syndicale a imposé l’unité d’action pour donner un grand impact à ce mouvement de grève », déclare Mr hadji. Encouragé par la réussite de cette action, le syndicaliste membre de l’Intersyndicale croit bon de donner de meilleures perspectives au mouvement de protestation. « Nous lançons un appel à tous les syndicats authentiques à rejoindre l’Intersyndicale pour créer une centrale syndicale large qui regroupera tous les secteurs d’activité », nous confiera encore notre interlocuteur.
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Posté le 14.04.2008 par googlesnapap
Mondialisation - Un nouveau syndicat mondial est créé
Vienne -- Des délégués venus des principaux syndicats du monde ont lancé hier à Vienne, où ils sont réunis jusqu'à la fin de la semaine, une nouvelle fédération mondiale chargée de veiller à ce que les droits des travailleurs ne soient pas oubliés dans le sillage de la mondialisation economique
Ce premier congrès a donné naissance à la CSI (Confédération syndicale internationale), dont le Britannique Guy Ryder a toutes les chances d'être le premier secrétaire général. «C'est un événement historique. Dans toute son histoire, le mouvement international a connu des divisions et, aujourd'hui, c'est l'unification de tous les secteurs démocratiques du monde syndical», a dit Guy Ryder, interrogé sur la chaîne française Europe-1.
«Cette unification est fondée sur l'acceptation du syndicalisme démocratique indépendant. Et il y a encore certains syndicats, comme en Chine et à Cuba, qui ne sont pas des syndicats indépendants du gouvernement et donc ne sont pas là aujourd'hui, mais tous les autres sont là [à Vienne].»
La CSI, dont le siège devrait être à Bruxelles, devrait représenter 10 % de l'ensemble des travailleurs dans le monde, selon Guy Ryder. «Nous aurons 166 millions de travailleurs membres de notre nouvelle internationale; 10 % ce n'est pas mauvais, 166 millions, ça fait beaucoup, mais [...] un des premiers défis de notre internationale sera d'augmenter la représentativité, d'apporter le message syndical un peu partout dans le monde. Il y a du boulot, nous sommes ambitieux», a souligné le syndicaliste.
Pour permettre la création de cette organisation, la Confédération mondiale du travail (CMT), d'obédience chrétienne, et la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) ont décidé de s'autodissoudre pour intégrer la nouvelle CSI à l'occasion de ce congrès fondateur.
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Guy Ryder, ancien secrétaire général de la CISL, avait estimé lors du Forum social mondial de Porto Alegre (Brésil) en janvier 2005 que «le fort impact négatif de la mondialisation néolibérale sur les travailleurs», et «la difficulté de trouver des réponses syndicales nationales sans tenir compte des enjeux internationaux posés» justifiaient la création de cette nouvelle organisation.
C'est la première fois, après plusieurs tentatives infructueuses depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, que les différents courants syndicaux internationaux parviennent à s'unir, après la création de la Fédération syndicale mondiale (FSM) en 1945 -- dans laquelle la Confédération internationale des syndicats chrétiens (CISC) avait refusé de se fondre --, puis son éclatement attribuable à différentes scissions, quelques années plus tard.
La nouvelle entité comptera 360 syndicats de quelque 150 pays du monde.
Posté le 14.04.2008 par googlesnapap
Privatisation
Une privatisation est la vente ou la cession par l'État à des investisseurs de capitaux privés, tout ou partie d'une société publique. Après une privatisation partielle, l'entreprise en question peut rester sous le contrôle de l'État, si ce dernier garde en plus de la moitié du capital.
Privatisation et allocation des ressources financières
Les privatisations sont un moyen de trouver des ressources financières pour alimenter le budget de l'État. Certaines se sont imposées, comme la suite logique et obligatoire des accords internationaux souscrits par la France dans le cadre de la construction européenne.
D'un certain point de vue, peut le considérer comme un inconvénient de transformateur des entreprises publiques, qui sont parfois aussi des outils d'aménagement du territoire et de la justice sociale, en entreprises privées ayant des objectifs de service au client et de rentabilité. [Réf. Nécessaire]
D'un autre point de vue, cela peut présenter des avantages: générations une meilleure gestion des entreprises [réf. Nécessaire] et un allègement des charges financières de l'État, qui n'a plus à pourvoir aux augmentations de capital nécessaires au développement des dites entreprises.
Mais comme ces entreprises sont souvent déjà autofinancées bénéficiaires, cet avantage est loin d'être généralisable, seules des augmentations rapides en vue d'internationalisations, ce qui n'est pas seulement, mais d'une entreprise publique, nécessitent de telles levées de fonds
Les conditions de faisabilité
Les privatisations sont parfois très difficiles pour les structures concernées, surtout si elles sont figées au départ. Passer de la démarche service public à usager à la démarche entreprise à client demande une réorganisation parfois radicale des sociétés, l'abandon pour les agents de missions qu'ils jugent essentielles est parfois très frustrant. La phase précédant la mise sur le marché est capitale, la voiture il est théoriquement nécessaire, pour que l'entreprise soit privatisable, que ses comptes économiques soient durablement assainis, souvent a l'inverse, une démarche de fragilisation financière permet de justifier la privatisation, C'est la stratégie d'assèchement.
Privatisations nomenklaturistes
Certaines privatisations ont pu permettre aux amis du pouvoir de faire fortune rapidement, notamment dans les pays de l'ancien bloc soviétique. Inversement, une entreprise ou un service de l'état qui œuvre plus dans l'intérêt corporatif de son appareil et / ou de son personnel, plutôt que des administrés et usagers, peut être considéré comme ayant subi une privatisation de fait par une caste Souterraine D'État (nomenclature).
O.M.C
L'OMC est une institution internationale, non rattachée à l'ONU, mais pour le ayant affiché de réglementer le commerce au niveau mondial. Une de ses principales actions un été de mettre en place un accord, l'AGCS qui est l'un des moteurs des privatisations actuelles dans les pays membres, dans le souci d'éviter que des Governments instituant une concurrence «déloyale» envers d ' Other countries and barrent l'accès à leur marché intérieur sous prétexte de protéger certaines activités stratégiques (santé, éducation, eau, agriculture ...).
Service public
Un service public est une activité considérée comme devant être disponible pour tous. Cette notion s'appuie sur celle d'intérêt général, mais, trop soumise à appréciation subjective, elle n'a pas de définition universellement reçue, en pratique, est le service public ce que la puissance publique définit politiquement comme tel. C'est une notion distincte de celle de secteur public.
Première approche
Les activités d'un service public sont soumises sur certains points à un régime juridique spécifique. Mais pour compléter la distinction entre service public et secteur public, sur notera qu'une collectivité publique (État, collectivité territoriale) a le choix entre
Assumer directement un service public
Et déléguer sa gestion à un organisme spécifique du secteur public ou à un organisme pertinentes du droit privé.
Concernant les fonctions de service public remplies par le secteur public, le distingue de ce fait:
Celles qui relèvent des fonctions régaliennes, liées à la souveraineté de l'État,
Celles qui relèvent du secteur administré ou du secteur marchand mais que le secteur public a pris en main.
La raison avancée générations dans ce dernier cas est un besoin d'intérêt général essentiel ou stratégique dont la nature est considérée non compatible avec le fonctionnement normal du marché. Sont citées par exemple certaines infrastructures uniques ou essentielles, nécessaires au fonctionnement des entreprises publiques comme privées
Rôle des syndicats dans le processus de privatisation pour les paie under development. Nous considérons le cas d'un monopoles publics dont les travailleurs sont membres d'un syndicat et examinons les conséquences de sa privatisation. Avec un niveau d'emploi négocié entre le syndicat et la firme, il existe un sur-emploi dans la firme publique alors que la firme privée se caractérise par un emploi trop faible pour atteindre l'optimum social. La privatisation peut être socialement désirable lorsque le syndicat détient un pouvoir de négociation important et se caractérise par une forte préférence pour l'emploi. En revanche, avec le modèle de droit à gérer, la privatisation n'est jamais souhaitable.
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Posté le 16.04.2008 par googlesnapap
Des manifestants S.N.A.P.A.P est bastonnés par la police
Les cris fusent de partout : « Barakat », « y en a marre », « à bas la répression ». Les manifestants arrivent à la rue Larbi Ben M’hidi. Mais les services de sécurité sont sur place et ont déjà bloqué les accès qui mènent vers le Palais du gouvernement qui devait « accueillir » en cette matinée de mardi le rassemblement auquel ont appelé les syndicats autonomes de la Fonction publique.
Organisés en petits groupes, les manifestants tentent, tant bien que mal, de forcer le dispositif de sécurité mis en place. Sans y parvenir. Les policiers antiémeute, qui contrôlent les alentours du palais, ne leur laissent aucune chance. « Reculez ! Faites demi-tour, ne restez pas là, aya bougez-vous ! », ordonne un officier de police. Nous sommes venus faire un rassemblement pacifique », lui réplique un syndicaliste, qui finit par être bousculé, avant que l’officier lui précise : « Nous suivons les ordres. » Des renforts des forces de maintien de l’ordre arrivent. En quelques minutes, ils dispersent les syndicalistes par la force. Aucun des manifestants n’a pu rejoindre le lieu du rassemblement prévu à 11h. Face à cette mobilisation policière impressionnante, ils résistent. Certains retirent de leur sac des banderoles qu’ils exhibent en pleine rue avant que des policiers ne les leur arrachent à coups de poing. D’autres réussissent à échapper à la vigilance des policiers et montent les escaliers donnant sur la rue Docteur Saâdane longeant le palais. Mais l’accès est fermé par des haies de sécurité. Ils se rassemblent donc sur les escaliers, exhibant quelques banderoles sur lesquelles est écrit « Halte à la misère sociale » ou encore « Arrêtez le pourrissement » et scandant quelques slogans comme « Libertés syndicales » ou « Vives les syndicats autonomes ». Cela dure seulement quelques minutes, car les manifestants ont été vite roués de coups de matraque. De telles scènes défilent durant plus de 40 minutes. Les services de sécurité emploient tous les moyens pour disperser les manifestants, lesquels luttent cahin-caha contre la « répression » qui s’abat sur eux. N’arrivant plus à distinguer les manifestants des passants, les services de sécurité s’en prennent à tout le monde : femmes, enfants, vieilles et vieillard
Pas de trêve sans dialogue
Tenu devant le palais du gouvernement
Le sit-in de l’Intersyndicale empêché
Sept enseignants ont été interpellés lors du rassemblement devant le Palais du gouvernement. Les syndicalistes dénoncent ce comportement qualifié d’ “irresponsable”.
Les fonctionnaires qui espéraient, à travers leur action d’hier, que le gouvernement, lâcherait du lest ont vite déchanté. Les contestataires ont subi la foudre des éléments de la Sûreté nationale, lors de leur tentative de sit-in devant le Palais du gouvernement.
Un important dispositif de sécurité, bouclier à la main prêt à intervenir, est placé aux alentours des ruelles menant vers le Palais du gouvernement, à Alger-Centre.
Il est 10h30, une marée humaine dont certains venus d’autres wilayas, dont la majorité représente le secteur de l’éducation nationale, ont tenté de franchir le dispositif sécuritaire pour accéder au lieu du rassemblement afin de convaincre l’Exécutif d’ouvrir le dialogue avec les syndicats autonomes.
Les fonctionnaires ont été bousculés, malmenés puis empêchés d’accéder à la chefferie du gouvernement. Ils ont été bloqués au niveau de la Grande-Poste, où ils ont tenu leur sit-in qui a duré près de 30 minutes avant d’être dispersés par la brigade anti-émeutes. Sept enseignants parmi les grévistes ont été interpellés puis relâchés quelques heures après. “Le gouvernement a utilisé tous les moyens, notamment musclés pour résoudre le problème des fonctionnaires, à l’exception de la négociation qui est pourtant l’unique clé pour le règlement de tous les conflits des travailleurs algériens”, s’indigne Lamdani, responsable de l’information au Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique. Percutant, notre interlocuteur a rappelé que les fonctionnaires ne font pas grève par gaieté de cœur, ni pour l’exhibition, mais plutôt pour faire pression et rendre visible leur mécontentement social. “Nous sommes indignés par le comportement irresponsable du gouvernement qui fait la sourde oreille devant le marasme des travailleurs de la Fonction publique. Négocier avec les syndicats autonomes est le seul moyen d’aller vers une issue de secours avant d’arriver au pire comme cela s’est fait récemment dans certain pays”, déclare un médecin fonctionnaire.
On retrouve ce discours prônant l’ouverture de dialogue avec le gouvernement sur toutes les lèvres des syndicalistes qui ont appelé à la grève. Les professeurs, docents et maître-assistants des sciences médicales, ont décidé eux aussi, lors de leur rassemblement qui s’est tenu hier dans l’enceinte de l’hôpital Mustapha-Pacha, de hausser le ton et d’aller vers un durcissement du mouvement en concertation avec la coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique.
À main levée, ils ont voté pour le boycott global des travaux scientifiques et toutes collaborations avec le ministère de la Santé. “Il faut négocier avec les syndicats autonomes et ouvrir le débat sur le point indiciaire. Les fonctionnaires s’apercevront rapidement que leur fiche de paie a été gonflée et ne représente pas les valeurs promises par le gouvernement notamment le diplôme et le nombre d’années d’études”, a souligné M. Djidjik, responsable du syndicat autonome des maîtres- assistants des sciences médicales.
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